Archive mensuelle décembre 2022

ParCCSS Lozère

Campagne contre la grippe

Certains l’annonçaient disparue après un an d’absence à cause du Covid-19 et des mesures sanitaires strictes de contrôle de l’épidémie. Mais le printemps 2022 a signé le grand retour de la grippe avec un pic épidémique survenu exceptionnellement tard.

La grippe n’a donc pas disparu. Cette infection respiratoire aiguë très contagieuse reste toujours aussi imprévisible et dangereuse pour les personnes à risque : celles de 65 ans et plus, celles atteintes d’une maladie chronique ou d’une obésité sévère, ou encore les femmes enceintes.

Pour ces populations, la vaccination est une arme efficace pour se protéger contre le virus de la grippe, en complément des gestes barrières dans la lutte contre tous les virus respiratoires.

Forte fièvre, fatigue intense, courbatures, maux de tête… la grippe n’est pas une maladie anodine ; elle peut même entraîner des complications graves chez les personnes fragiles. Ainsi, on estime que la grippe est responsable de 9 000 décès en moyenne par an en France[1]. Pourtant, ces personnes sont encore trop nombreuses à ne pas en avoir conscience. C’est notamment le cas des jeunes séniors dont le sentiment d’invulnérabilité lié à l’âge constitue la principale raison de s’estimer hors de danger. Avec pour conséquence, une couverture vaccinale particulièrement faible. Quant aux femmes enceintes, également insuffisamment vaccinées, elles sont susceptibles d’éviter la vaccination craignant un effet nocif sur la santé de leur bébé alors que le vaccin est parfaitement toléré pour elles et leur bébé. Surtout, le vaccin antigrippal procure à ce dernier jusqu’à 6 mois de protection après sa naissance.

Alors qu’une recrudescence des virus grippaux pourrait être observée cet hiver, le ministère de la Santé et de la Prévention, Santé publique France, l’Assurance Maladie et la MSA soulignent l’importance majeure d’une couverture vaccinale antigrippale et anti-SARS-CoV-2 élevée chez les personnes à risque.

Chiffres clés de l’épidémie 2021-2022[1] :

  • près d’1 million de consultations en médecine de ville (961 000) ;
    • près de 57 000 passages aux urgences (56 742) ;
    • près de 7 000 hospitalisations après passage aux urgences pour syndrome grippal (6 712).

 

Grippe et Covid-19

Les deux injections peuvent être pratiquées dans un même temps, sur deux sites de vaccination distincts, par exemple un vaccin dans chaque bras.

La Haute Autorité de Santé précise qu’aucun délai n’est à respecter entre les deux vaccinations lorsque la co-administration n’est pas possible. Cette règle s’applique par ailleurs à toute association entre les vaccins contre le Covid-19 et les autres vaccins du calendrier vaccinal.

GARDER LE RÉFLEXE DES GESTES BARRIÈRES

Pour lutter contre la circulation et la transmission des virus de l’hiver, il est également essentiel d’adopter les gestes barrières :

·       porter un masque 

·       se saluer sans se serrer la main ou sans s’embrasser 

·       se laver les mains 

·       aérer les pièces 

·       tousser et éternuer dans son coude

Un parcours simple et pris en charge pour les personnes à risque

La liste des personnes éligibles à la vaccination antigrippale est publiée chaque année par le ministère en charge de la santé, dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales.

La vaccination contre la grippe doit s’adresser en priorité aux personnes les plus fragiles et aux professionnels de santé :

  • personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • personnes (adultes et enfants) souffrant de pathologies chroniques (insuffisance respiratoire, insuffisance cardiaque, diabète, insuffisance rénale, asthme, bronchopneumopathie obstructive…) ;
  • personnes obèses avec un Indice de Masse Corporelle égal ou supérieur à 40 kg/m2 ;
  • femmes enceintes ;
  • l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois à risque de grippe grave et les proches des personnes immunodéprimées[1].

La majorité des personnes concernées par les recommandations vaccinales reçoivent un courrier d’invitation accompagné d’un bon de prise en charge du vaccin à 100% adressé à leur domicile par l’Assurance Maladie.

Toutes les personnes de 16 ans et plus pour lesquelles la vaccination antigrippale est recommandée peuvent retirer directement leur vaccin à la pharmacie, sur simple présentation de leur bon de prise en charge et de leur carte Vitale. Elles peuvent ensuite se faire vacciner par le professionnel de leur choix : médecin, sage-femme, infirmier(e) et pharmacien (à l’exception des personnes allergiques à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure qui doivent être orientées vers leur médecin ou leur sage-femme).

Pour les personnes éligibles de moins de 16 ans, une prescription médicale préalable à la vaccination, renseignée directement sur le bon de prise en charge, reste nécessaire.

Dans le cas où une personne à risque n’a pas reçu ou a égaré le courrier d’invitation de l’Assurance Maladie, son médecin, sage-femme, infirmier ou pharmacien peut lui délivrer un imprimé de prise en charge, après s’être assuré de son éligibilité.

Dès cet hiver :

Les compétences vaccinales des pharmaciens, infirmiers et sages-femmes ont été élargies afin d’augmenter les possibilités de se faire vacciner.

  • Les mineurs de 16 ans et plus, ciblés par les recommandations, peuvent être vaccinés, sans prescription médicale préalable de l’acte, par les pharmaciens d’officine et les infirmiers (à l’exception des personnes présentant des antécédents de réactions allergiques sévères à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure, qui ne peuvent être vaccinées que par un médecin ou une sage-femme).

Les pharmaciens ne peuvent pas vacciner les mineurs de moins de 16 ans.

  • Les sages-femmes voient également leur rôle en matière de prescription et d’administration renforcé. Elles peuvent désormais vacciner l’ensemble des mineurs, y compris de l’entourage, ciblés par les recommandations.

 

 

[1] Santé publique France